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SUMMARY:Concert d'orgue: les grands romantiques
DESCRIPTION:Bérénice Nuss jouera sur l’orgue Cavaillé-Coll de la basilique de Sainte-Anne-d’Auray des œuvres de Franck\, Liszt\, Schumann\, Vierne. \nL’organiste\, en résidence durant deux semaines\, est étudiante à la Hochschule de Stuttgart. \nLibre participation. \nA la Basilique de Sainte-Anne-d’Auray
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SUMMARY:CONSENTIR
DESCRIPTION:En ce début de 2ème confinement\, Mgr Laurent PERCEROU\, évêque de Nantes\, a adressé un courrier aux catholiques de son diocèse. Cette réflexion doit également nous interroger et nous faire méditer. Nous avons voulu vous la partager\, elle est ci-dessous. Bonne lecture. Henri COUDRON. \nChers diocésains\,\nNotre pays\, comme de nombreux pays européens\, entre dans un nouveau confinement en raison de la dégradation de la situation sanitaire.\n. Aussi\, comme au printemps dernier et à compter du 3 novembre\, nous ne pourrons plus nous rassembler physiquement pour célébrer l’Eucharistie et les autres sacrements. Je sais que s’exprime ici et là – et je le comprends – de la lassitude à devoir revivre une expérience éprouvante\, de l’incompréhension et même de la colère (qui n’est jamais bonne conseillère !) \n. Aussi\, je crois qu’il nous faut consentir. Qu’est-ce que consentir ? C’est accueillir une réalité que nous n’avons pas choisie et qui vient bousculer l’équilibre de notre vie\, pour un plus grand bien… Nous pouvons consentir à de petites choses\, mais également à de plus grandes. Par exemple\, un père ou une mère de famille qui consent à ce que son conjoint parte travailler\, pour un temps\, loin du domicile familial parce qu’il est nécessaire que la famille dispose du nécessaire pour vivre. Et nous pourrions multiplier les exemples. \n. A quoi devons-nous consentir ? Le confinement imposé par les autorités politiques nous demande de consentir à renoncer à notre vie habituelle en Eglise et à l’accueil du Christ en nos vies par la pratique sacramentelle\, tout particulièrement celle de l’Eucharistie. \n. Pour quel bien ? Permettre à notre pays\, et plus largement à notre monde\, d’enrayer une pandémie qui menace la vie humaine. Il s’agit du primat de la charité. Le père Gilles DROUIN\, Directeur de l’Institut Supérieur de Liturgie à l’Institut Catholique de Paris\, écrit que ce temps de confinement nous fait vivre l’expérience du peuple d’Israël en Exil à Babylone. Celui-ci a perdu sa terre et son Temple et il se demande comment honorer Dieu\, alors qu’il ne peut plus lui offrir de sacrifices. Nous découvrons\, écrit-il\, que « plus que l’eucharistie\, pourtant si importante\, si vitale\, si nécessaire\, ce que nos pères médiévaux appelaient la res du sacrement\, à savoir la charité\, est in fine plus importante que la matérialité du sacrement. \n. Redécouvrir que la res : la charité\, la belle et bonne charité si chère à Péguy demeure toujours accessible\, jamais confinée. »[1] \n. Consentir » ne signifie pas « se résigner . Il est vrai que nous ne pouvons pas faire autrement que d’accueillir la réalité du confinement pour au moins un mois. Mais se résigner\, c’est manquer d’espérance. Or il nous faut croire que dans tous les efforts déployés par les soignants\, les chercheurs\, par tous les acteurs des services à la population\, dans tous les gestes de fraternité vécus au quotidien dans la simplicité et la proximité\, s’exprime ce qu’il y a de plus beau en l’homme qui est pour nous cette étincelle divine\, cette étincelle de résurrection. Il nous faut croire que le sacrifice consenti\, non seulement nous rend solidaires de tous nos frères et sœurs souffrants à travers le monde\, de tous nos frères et sœurs chrétiens qui vivent sans pouvoir communier au corps de leur Seigneur\, mais qu’il participe à la lutte contre cette pandémie qui menace l’équilibre de notre monde. \n. Oui\, il est douloureux de consentir à ne pas communier. Mais ce serait encore plus douloureux si l’Eucharistie n’était plus célébrée ! Avec fidélité\, chaque jour\, les prêtres du monde entier élèvent les offrandes du pain et du vin vers le Père afin qu’il les « sanctifie par son Esprit\, pour qu’elles deviennent le corps et le sang de son Fils Jésus-Christ notre Seigneur\, qui nous a dit de célébrer ce mystère »[2]. Ce pain et ce vin\, fruits de la terre et du travail des hommes\, et donc de leurs souffrances\, de leurs engagements pour une terre plus belle\, plus juste et plus fraternelle\, le Christ en fait son Corps et son Sang\, il en fait sa Vie ! Se perpétue ainsi\, grâce aux prêtres\, l’œuvre de sanctification du monde. Là retentit une invitation à redécouvrir ce que nous oublions trop souvent : l’Eucharistie est célébrée pour la « multitude »\, qui n’est pas seulement l’assemblée présente physiquement ou la multitude des seuls chrétiens\, mais bien l’humanité tout entière. Aussi\, je voudrais ici saluer mes frères prêtres qui demeureront fidèles à la célébration de l’Eucharistie durant des semaines de confinement. Ils sont en communion avec toute l’humanité\, avec toute l’Eglise\, et même si vous ne pouvez communier\, la grâce du Christ ressuscité vous est mystérieusement donnée pour que vous viviez de sa charité. \n. Aussi\, en cette période éprouvante\, je voudrais reprendre à mon compte ce que vous écrivait le père François RENAUD lors du précédent confinement :\n« Dans l’épreuve\, soyons persévérants à louer le Seigneur » et à encourager les fidèles à demeurer dans cette disposition. C’est peut-être là notre point de conversion majeur.\nCette invitation à la conversion concerne aussi notre témoignage de la charité. Aux yeux du monde\, le risque serait de se situer comme un groupe identitaire qui n’aurait que le souci « du groupe ». Nous connaissons la lettre à Diognète. Notre réponse à la pandémie doit être la charité\, en faisant le maximum\, selon nos possibilités propres\, spirituellement et matériellement\, pour les mourants\, les malades\, les anciens\, les pauvres\, les personnes isolées. Le moment venu\, nous saurons revenir à l’Eucharistie\, non comme à un dû ou à une routine\, mais comme à un don inouï. \n. Le besoin de célébrer exprimé par certains ne s’oppose pas à l’attention aux petits\, aux malades\, aux personnes seules ou isolées\, à celles qui ont faim. \n. Bien sûr\, l’authenticité de la foi chrétienne s’éprouve dans les actes – « la foi\, si elle n’est pas mise en œuvre\, est bel et bien morte » (Jc 2\, 17) mais c’est dans l’eucharistie qu’elle trouve sa source et qu’elle est récapitulée. . L’« horizontal » et le « vertical » s’appellent et se nourrissent l’un l’autre en tout temps… et même en temps de pandémie.\nDes germes de divisions peuvent se glisser partout (comme un virus !). N’ayons crainte de débattre\, de prendre la parole ou des initiatives pour partager nos réflexions. Sans perdre de vue le témoignage que nous sommes appelés à donner au monde qui nous entoure. À ceux qui ont la foi… et aux autres.\nÀ ce propos\, au niveau national et local\, les responsables religieux entretiennent de bonnes relations avec les autorités civiles. L’Eglise n’est pas victime d’un traitement défavorable. Soyons conscients des grandes difficultés auxquelles nos gouvernants doivent faire face dans les décisions qu’ils ont à prendre et continuons de prier pour eux. »\nEnfin\, je voudrais partager la peine des jeunes et des adultes qui ont appris qu’ils ne pourraient pas recevoir le sacrement de la confirmation en ce mois de novembre\, alors qu’ils auraient dû déjà le recevoir au printemps dernier. Je les assure de toute mon amitié\, de mon soutien et de ma prière. Ne vous découragez pas ! Vos accompagnateurs sont mobilisés pour poursuivre la route avec vous\, l’Esprit Saint n’est pas confiné et déjà il guide votre route. \nChers diocésains\, en ces temps d’épreuve\, « Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle\, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan\, restez dans la ferveur de l’Esprit\, servez le Seigneur\, ayez la joie de l’espérance\, tenez bon dans l’épreuve\, soyez assidus à la prière. » (St Paul aux Romains\, 12\, 10-12) \nFraternellement\, \n+ Laurent PERCEROU\nEvêque de Nantes \n[1] Père Gilles DROUIN\, méditation pour un temps de confinement\, La Croix\, 8/04/2020\n[2] Prière Eucharistique 3
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SUMMARY:Bon et Fidèle Serviteur
DESCRIPTION:En ce 33ème dimanche du temps ordinaire! Ordinaire selon les temps liturgiques mais pas si ordinaires que ça par ces temps de confinement; les lectures du jour nous parlent de perfection\, de beauté\, de la crainte du Seigneur qui viendra à l’improviste \, et de nos talents! Vous avez ci-après la méditation préparée et proposée par: \nMEDITATION par Mr Gaston RIGUIDEL \, diacre. \nL’une des leçons que nous pourrions tirer des textes de ce 33ème et dernier Dimanche ordinaire\, avant la période de l’Avent\, repose sur l’intérêt que le Seigneur porte à notre vie quotidienne. A travers les quelques versets du Livre des Proverbes\, Dieu pousse en quelque sorte le couple\, sans chercher d’abord le « plus-que-parfait »\, à vivre en harmonie\, l’un reconnaissant les mérites de l’autre: « La femme parfaite\, qui la trouvera? Son mari peut lui faire confiance. Ses mains travaillent volontiers. » Sous la plume de Saint Paul le Seigneur nous appelle à la vigilance et à l’action\, nous invitant à ne pas céder au chant de colporteurs de faux espoirs ou de fausses nouvelles qui circulent à foison sur le web. \n  \n  \nAvec le passage de l’Evangile selon Saint Matthieu\, c’est Jésus lui-même qui bouscule notre vie quotidienne moyennant une parabole\, comme autrefois pour ses disciples. \n« Un homme partait en voyage. » Pas difficile d’y deviner le Christ\, car n’oublions pas que ce récit précède de très peu la passion: Jésus annonce son départ. Il poursuit: « Il appela ses serviteurs et leur confia ses biens\, à chacun selon ses capacités. » Quel patron\, à la veille d’une longue absence\, serait assez fou pour confier son immense fortune à ses trois ouvriers? Oui\, folie\, sans doute quand on sait qu’un talent\, au temps de Jésus\, représentait plus de quinze années de salaire pour un ouvrier! Alors\, mesurons la confiance énorme que le Fils de Dieu porte à chacun de nous\, toute la considération qu’il a pour nous. Ce qui est formidable\, c’est qu’il nous a confié\, au jour de notre baptême\, un trésor en laissant dans son amour infini libre cours à notre liberté. Il ne nous a pas donné de directive pour mettre en œuvre et utiliser le don qu’il nous fait au jour le jour. \nEn voyant deux des serviteurs rendre au retour du maître le double de la somme qu’il leur avait confiée\, posons-nous la question: suis-je\, comme eux \, capable d’oser prendre un risque? Non pas à la Jérôme Kerviel\, treader imprudent\, mais en cherchant le bien des autres\, la volonté de Dieu\, même s’il m’en coûte? Mais enfin\, que nous veut Jésus? Il nous veut responsables du salut de nos frères et de son Royaume à gérer. Il nous veut aussi actifs. Pour cela\, il nous fait découvrir que la véritable vie d’un chrétien n’est pas une vie par omission\, comme le troisième serviteur. Cette omission\, en effet\, même si elle ne débouche sur aucun tort causé\, est guidée par un manque de confiance\, une prudence exagérée et la peur de mal faire. Faire fructifier ses talents\, c’est se découvrir capable de se donner en retour\, comme Jésus a fait don de sa vie pour nous. Faire fructifier ses talents\, c’est assumer la vocation exigeante d’accueillir et de faire grandir le Royaume des Cieux qui se trouve déjà à travers tous nos gestes d’entr’aide et d’amour quotidiens. \nSONY DSC \nEncore une fois posons-nous la question: ce don de Dieu\, si immense\, si précieux\, si amoureux\, peut-il changer ma vie\, ma capacité à donner à mon tour\, suivant ce que je suis et ce que je peux? Saint Goustan\, que nous aurions du fêter ce Dimanche\, lui\, l’ancien pirate boiteux abandonné\, a compris peu à peu une chose\, près de dix siècles avant nous. Dans la solitude de l’île d’Houat et avec l’aide de Saint Félix\, de la prière et de la méditation des Ecritures\, il a petit à petit mesuré que son infirmité\, loin d’être une entrave et un boulet\, s’avérait le moyen de changer radicalement de vie et de mettre ses capacités au service de ses frères. De pilleur de biens\, il devient semeur du bien le plus précieux: l’amour de Dieu pour l’humanité entière. Quel exemple pour nous! \nComme Saint Goustan\, nous n’avons pas envie d’être traités par le Christ de « bon à rien ». Au contraire\, nous avons envie de vouloir aimer\, créer\, guérir\, libérer par mille gestes quotidiens. Nous avons envie de nous entendre dire un jour par le Seigneur: « Bon et fidèle serviteur\, entre dans la joie de ton maître! » Sur le difficile chemin de toute vie humaine\, surtout en cette période de nouveau confinement\, quelle belle source de consolation\, d’espérance et de courage!…
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