« LUMINOTHERAPIE »

NOVEMBRE, mois noir, « mizdu » en breton.

C’est vrai. Novembre est associé au culte des morts, au souvenir des défunts. Mais c’est aussi une luminosité moindre, un temps cafardeux, une grisaille souvent tenace. De ce fait 15% de français dit-on (c’est beaucoup ! ) seraient sensibles à ce qu’on appelle « dépression saisonnière ». Humeur triste, manque d’énergie, troubles du sommeil…

On préconise alors dans certains cas, la lumière comme traitement. La thérapie par la lumière pour compenser cette baisse de luminosité ! Se soigner par la lumière, celle du soleil, où à défaut de ne pouvoir aller aux Seychelles, la lumière blanche et intense de lampes adaptées pour réguler ainsi les dysfonctionnements de l’organisme.

Notre vie spirituelle est aussi tributaire des variations climatiques de notre météo personnelle. Pour retrouver son dynamisme et sa vitalité, il lui faut s’exposer à la lumière, se tenir dans le rayonnement de cette source lumineuse qu’est le Christ ressuscité, Lumière née de la Lumière. Sa présence éclaire discrètement les passages obscurs de nos cheminements. De même qu’on ne peut rester sous le soleil sans recevoir ses rayons de chaleur, de même « on ne peut rester devant notre Seigneur sans recevoir ses rayons d’amour qui transforment notre vie », me confiait un fervent de l’adoration eucharistique.

Nous croyons aussi que nos frères et sœurs qui nous ont précédés auprès de Dieu, contemplent désormais la beauté radieuse de ce visage de miséricorde, Soleil levant qui ne connaît pas de déclin.

Devant Lui, les ténèbres ne sont plus ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière.

Père Dominique

Recteur de Plougoumelen – Le Bono