La double-croix

est exceptionnelle en son genre car  elle est monolithe et sculptée.

Communément appelée, la croix des mariés, c’est un mémorial qui évoque une alliance. Elle se situe devant l’église de Plougoumelen.

 

 


 

 

 

La chapelle Notre-Dame de Béquerel

se situe sur la paroisse de Plougoumelen mais elle appartient à la commune du Bono. Sa reconstruction date du XVIème siècle.

Son autel se situe au-dessus de la source réputée pour soigner les maux (et mots?) de bouche.

Les deux navires de procession  représentent des vaisseaux de premier rang de ligne de l’époque Restauration, derniers exemplaires de la marine militaire à voiles. La chapelle abrite également des ex-voto, comme des couronnes de mariées, déposés en guise de remerciements.

En effet, on venait y prier Notre -Dame pour avoir des nouvelles de parents éloignés géographiquement mais aussi pour les marins ou encore pour retrouver le corps des péris en mer.

Sa grande fenêtre du choeur de la fin du XIVème est également intéressante. Elle représente les litanies de la Vierge.

A noter, ses sablières amusantes qui représentent les émotions négatives qui habitent l’homme.

Découvrez son Pardon

 

 


La chapelle St Thuriau

La chapelle date du XVIème siècle. La statue de la Vierge et l’enfant  (XVIème) et une statue de St Thuriau (XVème) sont en bois. Les écrits les plus anciens évoquant cette chapelle remontent à 1633.

Une particularité: le sol est encore en terre battue. Son histoire et ses animations.

Découvrez-en un peu plus

 


L’armistice de 1918

L’Abbé Eveno, recteur de Plougoumelen, note:

« Une fausse Nouvelle. Le jeudi 7 novembre 1918, je revenais d’Auray. Passant près de la Poste, je m’entends appeler tout à coup par une dame qui sortait de la Poste: « Monsieur l’abbé, l’armistice est signé; on vient d’en recevoir à l’instant la dépêche officielle de Paris ». Cette dame inconnue était tout heureuse. Je ne le fus pas moins.

Sur la route, entre Pluneret et Pontsal, tout en pédalant, j’écoutais (…) Pas de doute! Ce sont les cloches de Ste Anne qui sonnent à toute volée pour célébrer l’armistice.

Arrivé au bourg de Plougoumelen, je fis sonner toutes les cloches à la volée pour annoncer et célébrer l’armistice… Ah! Il fallait voir les gens, hommes, femmes, enfants accourir vers la tour de l’église … c’est à qui aurait tiré sur les cordes.

Or, c’était une fausse nouvelle!

On en fut un peu dépité, le lendemain quand on l’appris. Chacun pourtant sentait bien que ce n’était que partie remise.(..)

11 novembre, saint Martin, Patron de la France: la nouvelle officielle nous arriva vers 2h et demie… et les cloches sonnèrent de nouveau… non pas pendant une heure comme l’autre jour… mais deux heures. On voyait les hommes, les femmes, les jeunes filles pendues aux cordes et d’autres qui attendaient leur tour. Vers 5 heures, je fis comprendre que c’était suffisant. Toute la paroisse, maintenant, avait entendu la nouvelle annoncée par les cloches. Il nous restait à remercier le Bon Dieu et les saints de France. »  Extrait des archives de la paroisse.

*Le 7 novembre: cessez-le-feu. Début des négociations.