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St Thomas est un jeune napolitain de bonne famille, au XIIIème siècle.

Il étudie chez les dominicains et souhaite y prononcer ses vœux religieux au vif désappointement de sa famille qui le fait enlever. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt. Il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie. Au bout d’un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation.

Il étudie à Paris et à Cologne. Il enseigne, forme de jeunes dominicains.

Sa forte stature et son abord silencieux l’ont fait surnommé le « boeuf muet ».

Il consacre les neuf dernières années de sa vie à la rédaction de sa grande oeuvre, la Somme de théologie en 512 questions et 2.669 articles.

La pensée théologique de Thomas d’Aquin repose sur deux axes fondamentaux :

  • une confiance active en la raison,
  • une référence permanente à la nature.

Sa vision optimiste réconcilie foi et raison en mettant les ressources de la raison au service de l’intelligence de la foi, au point de constituer la théologie en science véritable – science des choses divines construite à l’aide de raisonnements et de démonstrations conformes aux principes d’Aristote.

Saint Thomas est considéré comme l’un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique.

Il meurt le 2 mars 1274 à l’âge de quarante-neuf ans, en se rendant au concile de Lyon, où il avait été convoqué comme expert.

Il est canonisé. Puis, 200 ans plus tard, il proclamé docteur de l’Église.

C’est le patron des universités, des écoles et des académies catholiques. Il est également l’un des patrons des libraires.

Il est qualifié du titre de « Docteur angélique » (Doctor angelicus) tant les anges l’inspiraient.

Il accordait également une grande place à l’eucharistie et à la Vierge Marie « Trône de la Trinité ».

Après avoir eu une expérience spirituelle bouleversante pendant la messe, il cesse d’écrire, parce que, selon lui, en comparaison de ce qu’il a compris du mystère de Dieu, tout ce qu’il a écrit lui paraît « comme de la paille ».

Son corps est conservé sous le maître-autel de l’église de l’ancien couvent des dominicains de Toulouse.